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Quatrième Lettre – Oscar et la Dame Rose: Leitura em Francês

Oscar et la dame rose
Oscar et la dame rose

Esta é a Quatrième Lettre da série Oscar et la Dame Rose – Leitura em Francês.

 

Você, assim como outros, provavelmente não escutou falar do filme Oscar et la Dame Rose. E, se nem do filme escutou falar, duvido ainda mais que sequer saiba da existência do livro. Mas não se preocupe! Eu escrevo este texto especialmente para você saber um pouco mais sobre esse livro e qual o meu objetivo com ele. De antemão, saiba que sempre será lançado um texto novo aqui no blog com o áudio do livro lido por mim, Elisa. Inclusive, a première lettre, a deuxième lettre e a troisième lettre já estão no ar.

 

Este livro conta a história de Oscar, um garoto de 10 anos com leucemia, que vive no hospital. Lá, ele se  encontra a Dame Rose, uma senhora que visita crianças enfermas. Incentivado por ela, o rapaz começa a escrever cartas para Deus relatando os seus 12 últimos dias de vida. Dotada de uma imaginação fértil, Dame Rose faz com que Oscar acredite que é capaz de viver as emoções de uma vida inteira em apenas 12 dias. 

 

A ideia de juntar o blog com as leituras que realizei no Podcast Avec Elisa surgiram depois que comecei a fazer isso com o livro Le Petit Prince e obtive um feedback maravilhoso! 

 

Espero que você goste dessa junção e seja participativo, afinal, essa leitura é para você realizar uma grande imersão na língua e literatura francesa!

 

Êtes-vous prêts à vous laisser surprendre par l’histoire d’Oscar et la Dame Rose ?

 

Alors ouvrez grand vos oreilles…

1 – Escute a quarta  carta do livro Oscar et la Dame Rose

 

Eu o aconselho a escutar duas vezes o áudio do capítulo antes de passar para os próximos passos. Você pode escutar no Spotify, Deezer, Anchor e entre outras plataformas!

2 – Compreenda o vocabulário

 

Brûlures = queimaduras

 

Cirer = encerrar 

 

Cris = gritos

 

Étonné = surpreendido

 

Fantômes = fantasmas

 

Hurlements = gritos

 

Mauvaise = má

 

Plainte = reclamação

 

Prête = pronta

 

Redressé = corrigido

 

Soudain = súbito

 

Verra = do verbo voir, ver, verá

 

3 – Ouça a história mais uma vez

 

Agora tente identificar as palavras do vocabulário na história, escutando-a mais uma vez.

4 – Responda as questões

Como algumas pessoas estão comentando que estão achando as questões complicadas, irei deixar apenas duas dessa vez! Tente fazer, mesmo se achar que está errado.

 

1) Quelle est la situation de famille d’Oscar ?

 

2) En ce qui concerne les cris, qu’ont pensé Peggy et Oscar ?

 

 

6 – Leia a transcrição da quarta carta

Cher Dieu,

 

Ça y est, je suis marié. Nous sommes le 21 décembre, je marche vers mes trente ans et je me suis marié. Pour les enfants, Peggy Blue et moi, on a décidé qu’on verra ça plus tard. En fait, je crois qu’elle n’est pas prête.

 

Ça s’est passé cette nuit.

 

Vers une heure du matin, j’ai entendu la plainte de Peggy Blue. Ça m’a redressé dans mon lit. Les fantômes ! Peggy Blue était torturée par les fantômes alors que je lui avais promis de monter la garde. Elle allait se rendre compte que j’étais un tocard, elle ne m’adresserait plus la parole et elle aurait raison.

 

Je me suis levé et j’ai marché jusqu’aux hurlements. En arrivant à la chambre de Peggy, je l’ai vue assise dans son lit, qui me regardait venir, surprise. Moi aussi, je devais avoir l’air étonné, car soudain j’avais Peggy Blue en face de moi qui me fixait, la bouche fermée, et j’entendais pourtant toujours les cris.

 

Alors j’ai continué jusqu’à la porte suivante et j’ai compris que c’était Bacon qui se tordait dans son lit à cause de ses brûlures. Un instant, ça m’a donné mauvaise conscience, j’ai repensé au jour où j’avais foutu le feu à la maison, au chat, au chien, quand j’avais même grillé les poissons rouges – enfin, je pense qu’ils ont dû surtout bouillir –, j’ai songe a ce qu’ils avaient vécu et je me suis dit qu’après tout, ce n’était pas plus mal qu’ils y soient restés plutôt que de n’en avoir jamais fini avec les souvenirs et les brûlures, comme Bacon, malgré les greffes et les crèmes.

 

Bacon s’est recroquevillé et a cessé de gémir. Je suis retourné chez Peggy Blue.

 

— Alors ce n’était pas toi, Peggy ? J’ai toujours cru que c’était toi qui criais la nuit.

 

— Et moi je croyais que c’était toi.

 

On n’en revenait pas de ce qui se passait, et de ce qu’on se disait : en réalité, chacun pensait à l’autre depuis longtemps.

 

Peggy Blue est devenue encore plus bleue, ce qui signifiait chez elle qu’elle était très gênée.

 

— Qu’est-ce que tu fais, maintenant, Oscar ?

 

— Et toi, Peggy ?

 

C’est fou ce qu’on a comme points communs, les mêmes idées, les mêmes questions.

 

— Est-ce que tu veux dormir avec moi ?

 

Les filles, c’est incroyable. Moi, une phrase comme ça, j’aurais mis des heures, des semaines, des mois à la mâcher dans ma tête avant de la prononcer. Elle, elle me la sortait tout naturellement, tout simplement.

 

– O.K.

 

Et je suis monté dans son lit. On était un peu serrés mais on a passé une nuit formidable. Peggy Blue sent la noisette et elle a la peau aussi douce que moi à l’intérieur des bras mais elle, c’est partout. On a beaucoup dormi, beaucoup rêvé, on s’est tenus tout contre, on s’est raconté nos vies.

 

C’est sûr qu’au matin, quand Madame Gommette, l’infirmière-chef, nous a trouvés ensemble, ç’a été de l’opéra. Elle s’est mise à hurler, l’infirmière de nuit s’est mise à hurler aussi, elles ont hurlé l’une sur l’autre puis sur Peggy, puis sur moi, les portes claquaient, elles prenaient les autres à témoin, elles nous traitaient de « petits malheureux » alors que nous étions très heureux et il a fallu que Mamie-Rose arrive pour mettre fin au concert.

 

— Est-ce que vous allez foutre la paix à ces enfants ? Qui devez-vous satisfaire, les patients ou le règlement ? J’en ai rien à cirer de votre règlement, je m’assois dessus. Maintenant, silence. Allez vous crêper le chignon ailleurs. On n’est pas dans un vestiaire, ici.

 

C’était sans réplique, comme toujours avec Mamie-Rose. Elle m’a ramené dans ma chambre et j’ai un peu dormi.

 

Au réveil, on a pu causer.

 

— Alors, c’est du sérieux, Oscar, avec Peggy ?

 

— C’est du béton, Mamie-Rose. Je suis super-heureux. On s’est mariés cette nuit.

 

— Mariés ?

 

— Oui. On a fait tout ce que font un homme et une femme qui sont mariés.

 

— Ah bon ?

 

— Pour qui me prenez vous ? J’ai – quelle heure est-il ? – j’ai vingt ans passés, je mène ma vie comme je l’entends, non ?

 

— Sûr.

 

— Et puis figurez-vous que tous les trucs qui me dégoûtaient avant, quand j’étais jeune, les baisers, les caresses, eh bien, finalement, ça m’a plu. C’est marrant comme on change, non ?

 

— Je suis ravie pour toi, Oscar. Tu pousses bien.

 

— Il n’y a qu’un truc qu’on n’a pas fait, c’est le baiser en mélangeant les langues. Peggy Blue avait peur que ça lui donne des enfants. Qu’est-ce que vous en pensez ?

 

— Je pense qu’elle a raison.

 

— Ah bon ? C’est possible d’avoir des enfants si on s’embrasse sur la bouche ? Alors je vais en avoir avec la Chinoise.

 

— Calme-toi, Oscar, il y a quand même peu de chances. Très peu.

 

Elle avait l’air sûre de son coup, Mamie-Rose, et ça m’a calmé un peu parce que, faut te dire, à toi, Dieu, et rien qu’à toi, qu’avec Peggy Blue, une fois, voire deux, voire plus, on avait mis la langue.

 

J’ai dormi un peu. On a déjeuné ensemble, Mamie-Rose et moi, et j’ai commencé à aller mieux.

 

— C’est fou comme j’étais fatigué, ce matin.

 

— C’est normal, entre vingt et vingt-cinq ans, on sort la nuit, on fait la fête, on mène une vie de patachon, on ne s’économise pas assez. Ça se paie. Si on allait voir Dieu ?

 

— Ah, ça y est, vous avez son adresse ?

 

— Je pense qu’il est à la chapelle.

 

Mamie-Rose m’a habillé comme si on partait pour le pôle Nord, elle m’a pris dans ses bras et m’a conduit à la chapelle qui se trouve au fond du parc de l’hôpital, au-delà des pelouses gelées, enfin, je vais pas t’expliquer où c’est, vu que c’est chez toi.

 

Ça m’a fait un choc quand j’ai vu ta statue, enfin, quand j’ai vu l’état dans lequel tu étais, presque tout nu, tout maigre sur ta croix, avec des blessures partout, le crâne qui saigne sous les épines et la tête qui ne tenait même plus sur le cou. Ça m’a fait penser à moi. Ça m’a révolté. Si j’étais Dieu, moi, comme toi, je ne me serais pas laissé faire.

 

— Mamie-Rose, soyez sérieuse : vous qui êtes catcheuse, vous qui avez été une grande championne, vous n’allez pas faire confiance à ça !

 

— Pourquoi, Oscar ? Accorderais-tu plus de crédit à Dieu si tu voyais un culturiste avec le bifteck ouvragé, le muscle saillant, la peau huilée, la petite coupe courte et le minislip avantageux ?

 

— Ben…

 

— Réfléchis, Oscar. De quoi te sens-tu le plus proche ? D’un Dieu qui n’éprouve rien ou d’un Dieu qui souffre ?

 

— De celui qui souffre, évidemment. Mais si j’étais lui, si j’étais Dieu, si, comme lui, j’avais les moyens, j’aurais évité de souffrir.

 

— Personne ne peut éviter de souffrir. Ni Dieu ni toi. Ni tes parents ni moi.

 

— Bon. D’accord. Mais pourquoi souffrir ?

 

— Justement. Il y a souffrance et souffrance. Regarde mieux son visage. Observe. Est-ce qu’il a l’air de souffrir ?

 

— Non. C’est curieux. Il n’a pas l’air d’avoir mal.

 

— Voilà. Il faut distinguer deux peines, mon petit Oscar, la souffrance physique et la souffrance morale. La souffrance physique, on la subit. La souffrance morale, on la choisit.

 

— Je ne comprends pas.

 

— Si on t’enfonce des clous dans les poignets ou les pieds, tu ne peux pas faire autrement que d’avoir mal. Tu subis. En revanche, à l’idée de mourir, tu n’es pas obligé d’avoir mal. Tu ne sais pas ce que c’est. Ça dépend donc de toi.

 

— Vous en connaissez, vous, des gens qui se réjouissent à l’idée de mourir ?

 

— Oui, j’en connais. Ma mère était comme ça. Sur son lit de mort, elle souriait de gourmandise, elle était impatiente, elle avait hâte de découvrir ce qui allait se passer.

 

Je pouvais plus argumenter. Comme ça m’intéressait de savoir la suite, j’ai laissé passer un peu de temps en réfléchissant à ce qu’elle me disait.

 

— Mais la plupart des gens sont sans curiosité. Ils s’accrochent à ce qu’ils ont, comme le pou dans l’oreille d’un chauve. Prends Plum Pudding, par exemple, ma rivale irlandaise, cent cinquante kilos à jeun et en slip juste avant sa Guinness. Elle me disait toujours : « Moi, désolée, je ne mourrai pas, je ne suis pas d’accord, je n’ai pas signé. » Elle se trompait. Personne ne lui avait dit que la vie devait être éternelle, personne ! Elle s’entêtait à le croire, elle se révoltait, elle refusait l’idée de passer, elle devenait enragée, elle a fait une dépression, elle a maigri, elle a arrêté le métier, elle ne pesait plus que trente-cinq kilos, on aurait dit une arête de sole, et elle s’est cassée en morceaux. Tu vois, elle est morte quand même, comme tout le monde, mais l’idée de mourir lui a gâché la vie.

 

— Elle était conne, Plum Pudding, Mamie-Rose.

 

— Comme un pâté de campagne. Mais c’est très répandu, le pâté de campagne. Très courant.

 

Là aussi, j’ai opiné de la tête parce que j’étais assez d’accord.

 

— Les gens craignent de mourir parce qu’ils redoutent l’inconnu. Mais justement, qu’est-ce que l’inconnu ? Je te propose, Oscar, de ne pas avoir peur mais d’avoir confiance. Regarde le visage de Dieu sur la croix : il subit la peine physique mais il n’éprouve pas de peine morale car il a confiance. Du coup les clous le font moins souffrir. Il se répète : ça me fait mal mais ça ne peut pas être un mal. Voilà ! C’est ça, le bénéfice de la foi. Je voulais te le montrer.

 

— O.K., Mamie-Rose, quand j’aurai la trouille, je me forcerai à avoir confiance.

 

Elle m’a embrassé. Finalement, on était bien dans cette église déserte avec toi, Dieu, qui avais l’air si apaisé.

 

Au retour, j’ai dormi longtemps. J’ai de plus en plus sommeil. Comme une fringale. En me réveillant, j’ai dit à Mamie-Rose :

 

— En fait, je n’ai pas peur de l’inconnu. C’est juste que ça m’ennuie de perdre ce que je connais.

 

— Je suis comme toi, Oscar. Si on proposait à Peggy Blue de venir prendre le thé avec nous ?

 

Peggy Blue a pris le thé avec nous, elle s’entendait très bien avec Mamie-Rose, on a bien rigolé quand Mamie-Rose nous a raconté son combat avec les Sœurs Giclette, trois sœurs jumelles qui se faisaient passer pour une. Après chaque round, la Giclette qui avait épuisé son adversaire en gambadant de partout bondissait hors du ring en prétendant qu’elle devait aller faire pipi, elle se précipitait aux toilettes et c’était sa sœur qui revenait en pleine forme pour la reprise. Et ainsi de suite. Tout le monde croyait qu’il n’y avait qu’une Giclette, que c’était une sauteuse infatigable. Mamie-Rose a découvert le pot aux roses, a enfermé les deux remplaçantes aux toilettes en jetant la clé par la fenêtre et elle est venue à bout de celle qui restait. C’est astucieux, le catch, comme sport.

 

Puis Mamie-Rose est partie. Les infirmières nous surveillent, Peggy Blue et moi, comme si on était des pétards prêts à exploser. Merde, j’ai trente ans, tout de même ! Peggy Blue m’a juré que, ce soir, c’est elle qui me rejoindrait dès qu’elle pourrait ; en échange, je lui ai juré que, cette fois, je ne mettrais pas la langue.

 

C’est vrai, c’est pas tout d’avoir des gosses, faut encore avoir le temps de les élever.

 

Voilà, Dieu. Je ne sais pas quoi te demander ce soir parce que ça a été une belle journée. Si. Fais en sorte que l’opération de Peggy Blue, demain, se passe bien. Pas comme la mienne, si tu vois ce que je veux dire.

 

À demain, bisous,

Oscar.

 

P.-S. Les opérations, ce ne sont pas des choses de l’esprit, tu n’as peut-être pas ça en magasin. Alors fais en sorte que, quel que soit le résultat de l’opération, Peggy Blue le prenne bien. Je compte sur toi.

E então, o que você achou da quatrième lettre do livro Oscar et la Dame Rose? Gostou? Achou difícil acompanhar a leitura ou teve dificuldade com os vocabulários? Sei que algumas pessoas tiveram dificuldade com os vocabulários, mas isso faz parte! Qualquer palavra que você não conhecer e não tiver a tradução, pode perguntar para mim aqui nos comentários.

 

E as perguntas? Escreva as respostas aqui nos comentários para que eu possa corrigir! E não se esqueça, sempre lançarei um capítulo do livro junto com o áudio para que você faça uma imersão maravilhosa!

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À la prochaine,

Elisa.

Elisa Fingermann

Elisa Fingermann

Professora

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CNPJ: 35.011.297/0001-75 | AVEC ELISA CURSO DE IDIOMAS | R: MEDEIROS DE ALBUQUERQUE, 55
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